MARATHON CLUB DU GRAND CENTRE

             "Des pigeons d'exception pour des hommes de passion"

French Afrikaans Albanian Arabic Armenian Azerbaijani Basque Belarusian Bulgarian Catalan Chinese (Simplified) Chinese (Traditional) Croatian Czech Danish Dutch English Estonian Filipino Finnish Galician Georgian German Greek Haitian Creole Hebrew Hindi Hungarian Icelandic Indonesian Irish Italian Japanese Korean Latvian Lithuanian Macedonian Malay Maltese Norwegian Persian Polish Portuguese Romanian Russian Serbian Slovak Slovenian Spanish Swahili Swedish Thai Turkish Ukrainian Urdu Vietnamese Welsh Yiddish

CHASSAIN Erwan : 1er prix yearling 2017

Le doublage ‘yearling’ sur Assen 2017 a été remporté de brillante façon par Erwan Chassain (F-44) : il empoche les deux premières places du classement yearling et son pigeon 09462/2016 qui remporte ce doublage se hisse à la 6ème place du classement de la zone marathon pour 855 km sur une édition très sélective. Bravo.


Début en fanfare

Pour sa première participation à Assen, Erwan Chassain n’est pas passé inaperçu. Il remporte les classements suivants parmi 499 pigeons de la zone marathon : 6ème ; 34ème ; 61ème ; 71ème ; 92ème ; 94ème ; 107ème. Il avait enlogé, il est vrai, 47 voiliers, mais avec une majorité de yearlings. Le but n’était pas d’épater la galerie, seulement de sélectionner des pigeons capables à la distance, pour se faire plaisir. Vous allez le découvrir, ce coulonneux est, sur bien des points, atypique, a du pigeon, et sait les jouer. Que ce soit sous l’appellation ‘Pigeon atlantique’ ou sous le nom Chassain Erwan, nous allons entendre parler de lui dans les années à venir sans l’ombre d’un doute. Il sera probablement l’un des hommes forts de nos secteurs de jeu en marathon d’ici très peu de temps. Sur Osnabrück (935 km pour lui), il est présent à la 4ème place et réalise un joli 8 / 12 pigeons de 2 et 3 ans : 4 ; 27 ; 42 ; 47 ; 56 ; 59 ; 73 ; 109 / 464 p). Vous pouvez le constater, il n’est pas manchot avec des bêtes à plumes…


094624/2016 et les autres…

Le vainqueur du doublage yearling sur Assen 2017, et par la même 6ème place de la zone marathon (plus de 731 km) a été officialisé à 12h44’ le lendemain du lâcher (9h15), pour une distance de 855 km. Vous comprendrez aisément qu’il n’est pas revenu d’une ‘balade pour petits bras’. Il ne s’agit pas d’un yearling qui a sucé une roue pour se retrouver au pied du colombier. Il a dû travailler dur, et faire marcher ce qu’il avait entre les deux yeux, sans l’ombre d’un doute. Si vous avez encore un petit doute sur la part de hasard qui aurait pu s’immiscer dans cette réussite, sachez que le second pigeon arrivé au colombier est le 094706/2016 (16h04’, 34ème place marathon), un demi-frère par le père du 624/16. Les bons sont les bons.

Ces deux pigeons ont pour père un pigeon de 2015, issu de la vielle souche, du tandem père-fils Chassain à St Julien de Courcelles. Il s’agit pour l’essentiel de pigeons Hollandais : Müller, Overwater, Van Dommelen, Van den Eynden, Van Wanroy (via Paauwe), souche Aarden, etc. On peut penser à juste titre que notre ami est un colombophile heureux, le père de ces deux yearlings, est de 2015, un avenir prometteur est en vue. Mais, car il y a un ‘mais’ dans beaucoup d’histoire, et dans celle-ci en particulier : maître renard est passé par le colombier et parmi la grosse trentaine de victimes ont été retrouvés les restes de ce fameux reproducteur en devenir. On en deviendrait presque amateur de peaux de renards… Les bêtes à poils ne sont pas les seuls à s’intéresser aux voiliers de notre champion : il perd chaque année une bonne trentaine de pigeons autour de ses installations. Ça pique un peu quand même.

WP 20170709 10 40 20 Pro 1


La mère du 624/16 est une femelle hollandaise de 2012, d’origine Verhallen M. (Kuipers-Theelen). 2016 a été sa première année de reproduction. Beaucoup ont fait de pires débuts comme géniteurs.

Un autre voilier qui a de l’avenir est le 013534/2015. Il se classe cette année à la 5ème place des As pigeons ‘Assen-Osnabrück’ 2017 (92ème Assen ; 4ème Osnabrück). A juste 2 ans, on peut imaginer un avenir brillant pour ce pigeon. Son père est lui aussi issu de la vieille souche paternelle (Vanhee-Müller), alors que sa mère est une Van Wanroy via B. Hendrix. Une propre sœur de ce pigeon a fait un 2ème prix en groupement en 2015. Notez aussi que ce pigeon n’a pas été joué auparavant, donc aucune course en jeunes, ni en yearling. De quoi mettre en doute, je vous l’accorde, bien des certitudes. Rassurez-vous vous trouverez chez notre homme de quoi vous faire douter encore plus d’une fois. Pour les sceptiques, je rajouterais que le double vainqueur provincial du tandem Dekeyser-Dethiers (B) qui cette année remporte Perpignan provincial a suivi le même cursus : passé direct en reproduction puis remis après deux années de bagatelle en course, pour lui aussi de beaux résultats.

Allez, un dernier pour la route : le 1er prix d’Osnabrück 2017 de l’ami Cristian Boros, à 913 km est un direct ‘Pigeon Atlantique’. Pigeon de 2 ans lui aussi, il sera le seul pigeon arrivé le premier jour, à 21h21, après 13h55’ de vol. La classe.

Pigeon Atlantique est également pourvoyeur de 1er Prix au-delà de l’hexagone. En 2015, Erwan est contacté par un amateur Turc. Celui-ci a un objectif précis : il veut à tout prix gagner une course un peu mythique par chez lui, sous la forme d’un loft où la course finale de +/- 400 km, est libérée en Asie pour une arrivée à Istanbul, en traversant donc le Bosphore (détroit qui relie la mer noire à la mer de Marmara, d’une largeur oscillant entre 700 et 3000 m). Une vingtaine de voiliers partent ainsi de Loire Atlantique pour défendre l’honneur de leur nouveau propriétaire. L’un d’eux va remplir le contrat et remporter la course. Coup d’essai, coup de maître. Ce pigeon est d’origine Black Giant via Cris Paauwe, un bon copain d’Erwan, tandis que la mère est une ‘Müller-Van Wanroy’.

‘Pigeon Atlantique’, est une bonne adresse à n’en pas douter. Vous pouvez aisément le retrouver sur facebook via la dénomination ‘Pigeon Atlantique’ ou ‘Erwan Chassain’.


Colonie

Rentrons dans le vif du sujet. Non seulement Erwan Chassain a de bons pigeons, mais il en a en quantité conséquente : quelques 200 couples sont présents pour assurer l’avenir de la colonie. Vous avez bien lu, je n’ai pas pianoté trop fort et rajouter un 0, c’est bien d’un nombre à 3 chiffres qu’il s’agit. Tout n’est bien entendu pas estampillé ‘grand fond’, et certains sujets sont pour des distances plus courtes, tous issus de très bonnes origines. Cependant, leur descendance devra s’adapter à la distance et suivre le mouvement. Notre ami déménage en 2004 pour devenir chef d’exploitation agricole avec comme activité principale la vente de chevaux et poneys à des centres équestres. Il met alors sa passion colombophile en veilleuse de 2004 à 2010. En 2014, il reconstruit un colombier à son adresse actuelle, 44- Brains et devient en parallèle producteur de pigeons de courses (Pigeon Atlantique) et revendeur de mélanges pigeons (Versele Laga). Une partie de la production avicole est donc chaque année disponible à la vente selon la demande.

Chaque année, ce sont…450 jeunes qui sont éduqués. De ce contingent conséquent de pigeonneaux seront issus une centaine de yearlings qui seront joués. Et enfin au stade des ‘2 ans et plus’, nous retrouverons en moyenne 20 à 25 couples de vieux en courses.


Sélection particulière

Vient, chaque fin d’année le moment de savoir quoi faire l’année d’après, car ici, tout n’est pas tracé d’avance. Un tri annuel, auquel chacun devra se soumettre, quel que soit son âge, lui fera prendre la direction des reproducteurs ou celle des colombiers de jeu.

Ce tri n’est pas fait en fonction du dos, pas en fonction de l’œil non plus, pas selon la plume, l’expression, les fourches, la tranche d’aile. Et bien non, notre homme fait appel à un ami énergéticien, qui, à l’aide de son pendule va déceler l’orientation la plus adéquate pour l’année suivante pour chaque oiseau : voyage ou reproduction. Je vous l’ai dit, notre homme est atypique. J’en vois de là qui s’étouffent de rire… faites-le sans public, car il faudra ensuite avoir de meilleurs résultats que notre ami, et ça, ce ne sera pas gagné, si bon que vous soyez ou pensiez l’être. Notre réalité, notre connaissance du monde dans lequel nous évoluons n’est que très partielle, n’en déplaise à certains. Il faut rester ouvert à tout, tout en restant réaliste et pragmatique sur les résultats de telles expériences. Et là, il ne semble pas faire trop de bêtise avec son système, au minimum, toujours pas moins que nous.

Le fait est que, maintenant, notre ami s’y met aussi, et commence à évaluer lui-même l’orientation des voiliers pour l’année suivante au sein de sa colonie. Il semble, malgré le peu de recul, que le pourcentage de réussite en élevage soit meilleur avec cette méthode qu’avec des reproducteurs sélectionnés uniquement sur base de la conformation, du pedigree ronflant, etc. Combien de ces coûteuses bêtes aux papiers sublimes donnent autre chose que des faiseurs de crottes ? Chacun prend la route qu’il veut pour trouver son bonheur, qu’il place où il veut. Pour l’instant bien des théoriciens ‘pragmatiques’ selon ce que nous savons de façon scientifique du monde actuel n’arrivent pas à la cheville de notre champion, ceci est un fait, réel et pragmatique.

WP 20170709 10 33 25 Pro 1

Management

Les jeunes suivent tous, quand ils sont en âge de le faire le même type d’éducation, sous forme de 2 à 3 entraînements ; ensuite c’est repos jusqu’à l’année suivante. Le premier coup de panier est effectué directement à 40 km : St Julien de Courcelle. Le pourquoi de ce ‘direct à 40 km’ est issu d’un raisonnement logique : notre coulonneux ne veut pas de pigeons sans trop d’instinct qui vont apprendre à rentrer par petites étapes proches ; ce système est là pour ne garder que ceux qui auront d’instinct la capacité à retrouver leur chemin. Le deuxième et passage obligé est effectué à 70 km, sur l’île de Noirmoutier. Au plus court, le bras de mer est large de 2 à 3 km, mais les pigeons tournent un sacré moment souvent avant d’oser se lancer par-dessus l’eau pour quitter l’île, d’où le caractère obligatoire de cette étape pour les éduquer. Le troisième coup de panier sera indifféremment donné à 40 ou 70 km selon l’opportunité du moment. Les entraînements sont si possible réalisés par vents contraires pour faire un peu travailler les élèves ; par contre, les étapes sont choisies pour bénéficier d’une météo clémente.

A noter aussi que notre ami a pu remarquer que l’orientation des voiliers était meilleure suite à un épisode humide, et au contraire plus difficile suite à une période de sécheresse.

La centaine de yearlings est jouée sur un système proche de la porte coulissante, sauf que celle-ci ne coulissera qu’au retour de la course, pas à l’enlogement. Les pigeons, chacun étant propriétaire de sa propre case, devront comprendre, sans artifices, ce qui les attend, chacun pouvant alors retrouver sa chacune au retour. Les yearlings suivent le même programme que les vieux pigeons. Pour 2018, les femelles plus âgées ne seront pas jouées, car les mâles sont environ 1/3 plus nombreux. Trop de pertes dans la gente féminine impliquerait de nombreuses et délétères désillusions au retour, on le comprend aisément. Donc pour l’an prochain, prudence avec le moral de ces messieurs. En cas de proche équivalence en nombre entre les sexes, ils sont joués au veuvage total. Est réfléchi le projet de passer des sujets plus âgés (2014) au naturel l’an prochain. Les femelles ne sont pas montrées avant l’enlogement, mais les partenaires se retrouvent à l’arrivée. Aucune sur-motivation donc, pour évaluer la valeur naturelle, non ‘boostée’ des voiliers.

En fin de saison, les pigeons peuvent élever un jeune. Ensuite ils pourront rester ensemble. Le système de nutrition fait que de toute façon les pontes ne durent pas très longtemps. Ils ne seront séparés qu’en janvier le plus souvent. Ils passeront ensuite une période sur perchoirs, pour ne retrouver leurs casiers qu’en avril, soit environ un mois avant les premiers entrainements. Cette retrouvaille de leurs domaines respectifs fait partie d’un système progressif et naturel de motivation par le plaisir de l’animal à être dans son milieu de vie. Peu de choses sont fixées, la méthode est évaluée de façon quasi permanente, via des essais, des tests.

Si les pigeonneaux sont assez libres, pour découvrir leur milieu environnant, les yearlings et les vieux participent eux à 2 volées. La première a lieu le matin et dure en général une bonne heure. La seconde est donnée le soir. Souvent d’une durée moindre, elle sert de test quant à la fraicheur de l’équipe.

La saison commence en mai, quand les pigeons revolent bien. Suite à 2 entrainements personnels par beau temps, ils iront faire une étape de vitesse (100 km) avec la société. Suivront ensuite 2-3 entrainements personnels qui, quand vous avez une telle quantité de pigeons à mettre en loge (vieux + yearlings) coûte vite très cher, plus cher qu’un entrainement personnel à 100 km. Viendront ensuite 2 étapes de demi-fond (< 350 km) avant d’aborder le but de la colonie : les étapes de fond / grand fond. Les yearlings pourront faire sans problèmes les 4 étapes proposées au niveau régional (11ème région), pour des distances oscillant entre 600 et 750 km. Parallèlement à ce magnifique programme régional, il a la possibilité d’engager des oiseaux pour Marseille international, Osnabrück et Assen. Certains yearlings pourront selon leur état de forme participer à des étapes de grand fond tel Assen (855 km). Erwan Chassain n’a pas en fait de programme préétabli pour chaque voilier. Tous sont préparés de la même façon avant une course (toutes les 3 semaines). C’est ensuite à la prise en main que sont choisis les pigeons prêts pour partir sur la course du week-end.

En saison, entre 2 grandes étapes, il n’est pas rare d’aller promener les pigeons jusqu’à Rennes (100 km).

Les lendemains de course, c’est repos au colombier. Les volées vont reprendre ensuite progressivement sur une paire de jours.


Nourriture, produits, traitements

Voilà un autre item où vous allez ouvrir les yeux…. Je vous rappelle, avant toute chose que notre ami est revendeur Versele Laga ; gardez ceci à l’esprit quand vous allez lire la suite.

Si certains vous diront ne pas en utiliser, là, au contraire on vous dira qu’on utilise principalement de l’orge. Pour le coup, le mot ‘principalement’ n‘est pas une exagération…

En saison, c’est dépuratif avec 50 % d’orge au retour, ou 100 % d’orge, selon les cas. Après une paire de jours, pour faire revoler les pigeons, le régime se compose de 50 % d’orge et de 50 % de maïs. Ce n’est que les tous derniers jours que les pigeons vont voir à quoi ressemble un ‘bon mélange’. A ce stade de la préparation, ils reçoivent du ‘sport énergy’ agrémenté d’un bon maïs cribs d’un fermier local. Un bémol à tout ce soudain luxe pour les voiliers Chassain : s’ils doivent rester plusieurs jours en panier, ils ne seront pas trop gonflés avant de partir, car ils recevront du maïs en suffisance dans les paniers. Ils doivent finir leur préparation dans les paniers pour être au taquet le jour ‘J’. Il est vrai qu’ils doivent vite se transformer en patate avec trop de top mélange vu ce à quoi ils sont habitués. Hors saison, période de mue comprise, mais excepté pendant la période d’élevage (août) où ils reçoivent du mélange approprié, c’est de l’orge avec …. de l’orge. Simple, pas cher, et sûrement efficace pour ne pas leur encrasser le foie et les reins. La ration est toujours assez large, mais pas trop quand même, il doit rester juste quelques grains en fin de repas.

Les reproducteurs, eux, sont nourris de la façon suivante : 1/3 maïs, 1/3 pois (ou mélange liégeois), 1/3 blé, additionné de succès corn (extrudés VLA) et parfois un peu de mélange friandise. Les pigeonneaux ont un mélange similaire aux reproducteurs avec 50 % d’orge pour les mettre ‘dans le bain’ directement. Fin de saison, c’est retour au mélange local : 100 % orge.

Vous allez me dire, là il s’est fait enroulé comme un bleu. Il faut dire que j’écris ce qu’on me dit, mais, j’ai parlé de ce régime à un copain en qui j’ai confiance, malgré le peu de temps que nous nous côtoyons ; certains signes ne trompent guère. Voici ce qu’il m’a rapporté : il s’occupait voici quelques années, pour finir la saison, des pigeons d’un de ses amis qui déménageait. Celui-ci n’avait plus à donner à ses voiliers que de l’orge et…du maïs. Et bien, sur la dernière course de la saison, ces voiliers nourris à l’économie ont remplis les 15 premières places fédérales. Ca calme un peu, d’autant que le copain ne pouvait douter de ce qu’il leur avait été mis dans le cornet avant la course car il avait été leur soigneur à ce moment.

WP 20170908 14 28 23 Pro 1

Le système est aussi assez économique côté produits complémentaires. Au retour, le mélange précité est humecté d’huile d’ail et de levure de bière. Le but est d’éliminer les toxines (mélange pauvre en parallèle) et refaire la flore intestinale. Des électrolytes sont également données dans l’eau. Les 15 jours suivants, l’eau sera à la mode ‘british’, comprenez que du thé sera donné quotidiennement (thé commercial ajouté de 2-3 plantes fraiches du jardin : sauge, thym, etc).

Les derniers jours avant l’enlogement, sauf en cas de fortes chaleurs ou des électrolytes seront données, ils recevront de l’eau claire, tirée du puit, et donc sans chlore.

Pendant la mue, pour compenser le régime que nous pourrons qualifié de ‘chiche’ quand même, sont données des vitamines tous les dimanches dans l’eau de boisson.

Avant les fêtes de fin d’année, ils auront droit au vaccin obligatoire ‘PMV’. Suite aux fêtes, 7-8 jours de traitement antibiotique à large spectre, est donné pour, 5 jours après, leur inoculer un vaccin vivant contre la paratyphose. Aucun autre traitement préventif n’est donné. Le vétérinaire est consulté en mai, soit juste avant la saison et ensuite au mois de juin pour déceler tout problème (coccidiose, trichomonose, vers, etc). Ceci peut varier bien entendu en cas de problème visible au sein des pigeons. Avant la saison, les voiliers sont traités contre les vers.


Réflexions

Ce reportage vous aura, je l’espère, donné vraiment matière à réflexion. Tous les chemins mènent à Rome ; certains ne se compliquent pas la tâche plus que de raison avec du superflus et nous passent devant. Il y a des enseignements à tirer de chaque personne qui est devant nous. Plus encore quand il s’entête insolemment à l’être de façon récurrente. Là, il fait mieux que nous. Quand on prend une valise, rien ne sert de cracher sur les autres, de jalouser. Il faut essayer d’analyser, de comprendre.

Pourquoi on se fait battre par un gars qui donne juste de l’orge et du maïs. Pourquoi les pigeons sont au top en ayant ce mélange, qui plus est avec 100 % d’orge pendant la mue. Où est donc passé la supériorité que nous attendions avec le super hyper mélange à plus d’un euros du kilogramme, et que dire de la palette de produits complémentaires que nous nous sommes senti obligé d’essayer cette année pour faire mieux que l’année passée. On ne fait peut-être pas attention aux bonnes choses, le trop est aussi sûrement l’ennemi du bien… Il faut un minimum quand même, le tout est de savoir le placer au bon endroit.

Idem pour le tri au pendule, quand le gars vous passe des piquées comme ça (en plus producteur du 1er SN Osnabrück 2017), vous ne vous étouffez pas de rire, vous vous grattez la tête pour essayer de comprendre, de progresser, car avec vos deux paluches expertes, vous n’avez réussi qu’à acheter, comme moi, des faiseurs de crottes pour la plus grande majorité.

A ce colombophile atypique, animé d’un bon esprit, je souhaite de continuer à engranger les succès dans les années à venir ; peut-être à force de voir son nom plus haut que le nôtre dans les classements, finirons nous par comprendre où est l’essentiel et où est le superflu.

Bon vent pour 2018,

David Chassagne, décembre 2017