MARATHON CLUB DU GRAND CENTRE

             "Des pigeons d'exception pour des hommes de passion"

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2019 sera la première édition où nous pourrons consacrer un As pigeon Assen sur 2 années consécutives en zone fond. C’est dire le challenge qui est à relever pour nos amis de la zone fond sur cette épreuve nordique. L’heureux lauréat est Jacques Sicot.

Sa 053580 de 2014, présente au résultat de jolies façons deux années de suite, lui rapporte le titre à la maison.


La zone fond progresse rapidement, et le retard de sélection sur des joutes en direction nord sur plusieurs années se comble petit à petit. L’an passé, Philippe Gauthier raflait le premier semi-national, et pour l’édition 2018, le titre d’as pigeon deux ans est décroché, tandis que les amis de la zone fond sont présents à nouveau, très près au classement semi-national, puisqu’ils y occupent les 4ème et 5ème places. Cinquième place d’ailleurs occupée par un voilier de Jacques Sicot, le 459663/2014 qui tombe sur la trappe le soir même, à 20h24 pour 648 km. Il sera donc un des 3 valeureux pigeons du contingent de départ à pouvoir dormir dans sa case le soir même de la course, battu dans sa zone de moins de 2 minutes par la pigeonne de Antonio Da Silva (19h58 pour 629 km) qui rafle la mise en zone fond. A noter que Jacques signe sur Assen 2018 une belle prestation, puisqu’il y réalise un beau 7/15, avec 4 pigeons dans le top 10 de sa zone et 2 top 25 en semi-national.


053580/2014

Cette femelle a, sur ce coup, un double mérite. Elle devient le premier As pigeon deux ans Assen 2017-2018, et en même temps fait prix à deux courses de plus de 600 km, avec vent défavorable en moins de 10 jours de temps. Ce n’est pas donné à tous les pigeons ; mais, un titre d’As sur plusieurs années sur des épreuves comme Assen, y compris en zone fond n’est certainement pas donné à tous les pigeons.
 IMG 1104

En effet, avant sa jolie prestation sur Assen 2018, la 53580/14 avait été engagée sur Bilbao (653 km), où elle était revenue aussi au prix. Elle avait alors été jouée sur des œufs béqués, et se retrouvait dans la foulée jouée sur Assen sur un jeune de 8 jours. Pratique comme système, encore faut-il avoir la bête capable d’encaisser les efforts successifs avec brio.

Sur Assen 2017, qui n’avait pas été une épreuve pour les pigeons de clocher, elle était arrivée à 14h40, seconde tombée chez Jacques, et bonne pour une 6ème place en zone fond. Cette année, elle arrive à nouveau deuxième chez notre ami, pour empocher la quatrième place de sa zone et la 23ème du classement semi-national, ce n’est pas rien, sur deux courses aussi sélectives. Elle était d’ailleurs partie comme première marquée, preuve que ce titre ne tient en rien au hasard.

Cette saison, elle a été engagée sur 2 courses entre 200 et 250 km, 3 fois entre 350 et 450 km, puis une fois à 500 km.

Maintenue ensuite sur l’aile via une course de 200 km, elle fut enlogée par la suite sur les deux courses précitées, Bilbao puis Assen, toutes deux à plus de 640 km, avec vent défavorable, en moins de 10 jours de temps.

Les parents de cette bonne femelle viennent de chez Jean-Paul Doucet, colombophile en 4ème région, qui les lui céda pour un petit prix quand il redémarra en 2014. Jacques s’était écarté de notre sport suite à un déménagement.

Internet a l’avantage d’être un incroyable diffuseur d’information et c’est en surfant sur le web que notre ami apprend la présence de puces électroniques pour suivre les parcours de nos voiliers. La flamme était rallumée, l’attrait pour notre joli sport était reparti de plus belle. Le côté humain de notre passion gâche malheureusement la chose, et sa participation à une épreuve comme Assen, non proposée par les ‘institutions’ en place n’est pas la bienvenue. Quand ces ‘dirigeants’, vont-ils se comporter comme des ‘responsables’ ? Notre passion s’en va rapidement aux oubliettes dans nos petites régions, le temps qu’il nous reste à jouer ici est compté, et devrait plus être consacré à nous faire plaisir, qu’à se passer en querelles d’influences désuètes et délétères. Un amateur qui se fait plaisir, où que ce soit est un amateur qui continue à jouer, à mettre du pigeon partout. Un amateur que l’on force, que l’on brime est un amateur qui s’écarte du ‘système’, qui raccroche, que l’on perd ensuite définitivement.

Heureusement, Jacques s’accroche et passe outre la petitesse humaine. Il joue partout où il peut, pour se faire plaisir et ce titre, ce beau classement 2018 vient comme une récompense bien méritée de sa recherche légitime de plaisir au sein de sa passion.


Colonie

La colonie est forte de 15 couples de reproducteurs. Ces couples, dont seront tirés +/- 90 jeunes l’année sont des origines suivantes : Jean-Paul Doucet, Daniel Bourdoiseau, Sylvain Meiller, Manna Eva, Pierre Catez, ainsi que Alain et Valérie Pocholle.

Les jeunes n’ont pas fait de courses cette année, mais ont été entrainés par ses soins jusque 200-250 km, un peu dans toutes les directions qu’ont pu lui offrir ses activités professionnelles. Ils sortent tous les jours, toute l’année, sauf les dimanches en saison de chasse.

Les voyageurs sont joués au naturel, sans être découplés. Ils élèvent un jeune par tour, la saison leur permet, en étant autorisés à faire un premier nid en avril à faire 2-3 tours par saison.

Les yearlings sont joués comme les vieux, mais arrêtés à 500 km. L’état de fraîcheur au retour, au-delà du résultat est primordial dans la sélection ici. Notre ami s’inspire beaucoup de la méthode de Jaak Nouwen (Pigeon Rit), aussi, un pigeon qui reste plusieurs jours en mauvaise santé est écarté. Les deux ans font toute la ligne. Entre les courses qui ont lieu tous les 15 jours, les pigeons sont entrainés une fois à 50 km.

Une partie de l’équipe de Assen avait participé, comme la 53580/14 à Bilbao la semaine avant. Les autres ont été entrainés sur Lille (direction nord) quelques jours avant. 3 yearlings y ont aussi été testés cette année. Ils ne sont pas rentrés tôt, mais sont revenus, ce qui n’est déjà pas si mal vu la dureté de la course.

A cause des éperviers, la volée a lieu le soir après 20 heures, sans drapeau. Parfois, ils sont aussi lâchés depuis le lieu de travail, le matin en ce cas.


Soins

Côté nutrition, notre ami verse dans la simplicité, et l’économique. Il fait son mélange personnel, parfois additionné d’un sac de veuvage. Ce mélange est composé des éléments suivants : pois, maïs, blé, tournesol, colza et riz. Les proportions peuvent varier selon ce que les oiseaux vont laisser dans les bacs. La nourriture est fournie à volonté, et, de temps en temps, une journée de jeûne est instaurée. Quand un jeune est au plateau, est rajouté un petit pot de nourriture au casier.

Du grit et du vitaminéral sont régulièrement mis à disposition.

Pendant la saison, 1 jour de vitamine par semaine est fourni. A partir des courses de demi-fond, également une fois par semaine, de la teinture d’iode est diluée dans l’eau, à raison de 6 gouttes par litre d’eau. Deux fois par semaine, du vinaigre de cidre (1 cuillère à soupe par litre d’eau) est ajouté également à l’eau de boisson, ainsi que de l’ail.

Le bain est à disposition tous les jours.

La récupération suite à une course est aidée par des électrolytes (1 à 2 jours selon l’effort) dans l’eau, tandis que le grain est humecté de jus de légumes (carottes, betteraves rouges) additionné de levure de bière. Cet apport est aussi utilisé avant une course assez longue.

Les voiliers sont bien évidemment vaccinés contre la PMV, mais aussi contre le paratyphus.

Les vers sont traités avant et après la saison, quelques soient les résultats d’analyses. La coccidiose est aussi l’objet d’un traitement en mars, avant saison donc. La trichomonose est combattue deux fois : une fois 15 jours avant le début de saison et une autre 15 jours avant les courses plus longues, soit fin mai.


Avenir

Voici 4 ans que Jacques Sicot, attiré par l’évolution de la technologie (bagues GPS) est revenu à notre sport. Il s’est en très peu de temps déjà forgé un sympathique palmarès. Il possédait en 2016, le 21ème As pigeon national en catégorie 500-750 km. Il était cette même année champion fédéral yearling. En 2017, pour sa première participation à Assen, il décrochait les 5ème, 6ème et 15ème places de sa zone. Pour cette année 2018, il décroche les titres de 1er, 3ème et 5ème As pigeon 2 ans (2017-2018) sur Assen, ainsi que le classement suivant dans sa zone : 2, 4, 8, 10, 18, 19, 22, ainsi que les places suivantes au classement semi-national : 5, 23, 57, 62, 94, 95 parmi 598 pigeons.

Il serait temps de respecter de tels investissements dans notre sport, chose qui lui fait cruellement défaut. Pourquoi ne pas laisser à de telles personnes, curieuses de découvrir, de se faire plaisir de façon multiple en notre passion colombophile sportive la possibilité de le faire ? Un homme que l’on pousse au combat devient un adversaire, alors qu’un homme que l’on respecte dans ce qu’il est devient un allié précieux en ces temps délicats pour notre passion que nous traversons.

A bientôt donc Jacques, pour des joutes longues distances direction nord,


David Chassagne, novembre 2018