MARATHON CLUB DU GRAND CENTRE

             "Des pigeons d'exception pour des hommes de passion"

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C’est à 19h58’40 ‘’ que sera officialisée la première annonce sur Assen 2018. La femelle 5495642/2015 d’Antonio Da Silva (F-89 Pallaye) venait de boucler 629 km. En ouvrant ainsi le bal des constatations de cette difficile édition, elle empochait l’or en zone fond, à peine 2 minutes devant le 459663/14 de Jacques Sicot (20h24 pour 648 km). Elle sera aussi un des 3 seuls pigeons du contingent à pouvoir rentrer le jour même.

photo 25495642/2015

Cette femelle, n’a pas, comme nous pourrions le penser en regardant son numéro matricule été baguée en Belgique. Sa bague est originaire du Portugal, d’où Antonio rapporte chaque année quelques bagues en cas de besoin. Bien lui pris de baguer cette petite femelle en plus que ce qu’il avait pris comme bagues cette année 2015. Ceci ne veut pas dire pour autant qu’elle est d’origine Portugaise, elle est d’origine…. Belge. 100 % Casaert pour être plus précis, souche mondialement connue et bien présente chez notre vainqueur du jour.

Sans être une crack, elle a fait ses prix jusque-là, et avait été un peu remarquée par le maitre des lieux. Il faut dire que le jeu est ici assez peu axé sur les femelles.


 pigeon1

Comme les autres copines de colombier, elle a été jouée chaque semaine. Le week-end avant l’enlogement pour Assen, elle avait fait une étape à 400 km, puis avait été fermée jusqu’au jeudi avec son mâle pour se préparer cette dernière course de la saison avec le résultat que l’on sait. Le lendemain matin, à 7h21, la 349907/16 pointait son bec pour une troisième place en zone fond (21ème semi-national). Il faudra attendre ensuite 13h02 pour constater le 072392/14 (12ème en fond et 82ème SN), puis 14h43’ pour la 072226/14 (21ème fond).

En 2016, il avait failli déjà l’emporter avec là aussi une femelle, la 453112/2013 qui finissait alors juste derrière un voilier de Jacques Ferouelle, ancien joueur émérite des redoutables ‘Wedemark’.


Colonie

Une cinquantaine de couples de reproducteurs peuplent la colonie. Pour la plupart, ils sont d’origine Murez-Marichal (B), et Casaert (B), plus quelques pigeons d’un copain champion au Portugal.

Environ 150 jeunes sont bagués par an. Ils ne sont pas joués, mais font quelques entrainements personnels. La sélection est ensuite effectuée à la main. Il faut qu’ils soient plaisants en main, qu’en plus d’une bonne plume, ils aient avec un bon dos et des fourches bien fermées, solides.

photo 3

Les yearlings sont joués comme les vieux : au veuvage total, engagés toutes les semaines, ils vont au panier jusqu’au bout (+/- 615 km pour la dernière course), soit plus d’une dizaine de concours.

La sélection se fait d’elle-même : depuis quelques années, les pertes sont telles pour tous, qu’est conservé ce qui rentre (50 à 60 unités), soit à peine la moitié du contingent de début de saison (+/- 150 voiliers). Certains collègues au contingent peu achalandé en début de saison, n’ont eu plus rien pour jouer en fin de saison. Sur Assen par exemple, 10 sont rentrés sur les 24 au départ. Il faut dire que le changement de ligne a dû en trahir plus d’un. Cependant, on peut observer aussi que pour la femelle victorieuse, le changement n’a pas été ravageur.


Soins

Pour arriver à bien figurer au résultat régional, notre ami s’investit beaucoup. L’hygiène notamment est un point sur lequel il ne transige pas : les colombiers sont, depuis le mois de mars, nettoyés matin et soir. Cette attention sur l’hygiène a pour but de minimiser les risques de contamination pour les voiliers. A cette fin également, de nombreux traitements sont effectués chaque année. Le but est d’avoir des oiseaux indemnes de pathologie. Ceci commence avant la saison, en mars, par des traitements contre la trichomonose, les problèmes de voies respiratoires et la coccidiose. Sont alors utilisés des produits fournis par le vétérinaire local qui passe aussi de temps en temps inspecter la colonie. Le vaccin obligatoire contre le paramyxovirus est aussi administré. Suivi par un autre vaccin contre le paratyphus qui bénéficiera d’un rappel (conseil vétérinaire).
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En saison, par contre, notre vainqueur utilisera les produits ‘Schroeder-Tollysan’. Il suit à la lettre la méthode de rappels mise au point par Vincent Schroeder, soit un rappel de 2 jours après chaque retour de course. Ainsi, les voiliers sont maintenus ‘hors pathologie’ toute la saison.

De même, les pigeons sont épaulés par des produits complémentaires, que ce soit avant ou après une course (acides aminés, électrolytes, vitamines, etc), pour pouvoir se défendre honorablement face à la concurrence. Notre ami a d’ailleurs été 3 années de suite champion de l’Yonne (8ème région). Ceci ne fait pas perdre de l’esprit que le plus important reste d’avoir des voiliers de qualité, chose primordiale pour réussir dans notre sport.

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Côté nourriture, c’est du mélange ‘sport’ de la gamme Versele Laga. Les pigeons sont bien entendu rationnés pour être conservés en condition optimale.

Voici donc pour notre vainqueur Assen ‘fond’ 2018, qui, pour sa deuxième participation l’emporte cette fois, après avoir été deuxième voici deux ans. A chaque fois, ces demoiselles lui font honneur. Lui qui n’y prête pourtant pas toute son attention en saison, gageons qu’il a dans cette catégorie de son colombier quelques pépites en devenir pour les joutes à venir.

Bravo, bon vent pour les années à venir,

David Chassagne, novembre 2018