MARATHON CLUB DU GRAND CENTRE
"Des pigeons d'exception pour des hommes de passion"
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Ce sont les tants réputés que sympathiques frères Bertrand et Gilles Rezenthel qui empochent cette année 2020 le prestigieux titre de champion général CIF. Fidèles à leur réputation, ces grands habitués des podiums le font avec la manière, et force est de constater que 2020 aura été, vu des colombiers de Marck (62) encore un cru exceptionnel.

rezenthel photo
Sympas, et costauds

Cette colonie est une des plus connues de l’hexagone en catégorie grand fond, pas seulement parce que constituée de 2 frères agréables à côtoyer, car sous le nom ‘frères Rezenthel’, les titres suivants ont été conquis :

1er Europa Marathon (5 désignés) en 2013, 2015 et 2018.
1er Coupe d’Europe aux 5 premiers marqués 2013 et 2015
1er champions CIF aux 3 & 5 désignés 2013
1er Belgica Deweerd Award 2015
1er As St Vincent 3 ans (2017-18-19)
1er As Narbonne 3 ans (2017-18-19)
1er National Dax 2006
1er National Perpignan 2018 (avec un pigeon offert par Bernard Weishaar)

En passant, on ne peut que citer aussi le fameux Narbonne 137791/2011 qui, à 8 ans, empoche le titre de 3ème as pigeon européen 3 prix, dont 2 top 30 internationaux à 8 ans.

Et oui, ils ne se la jouent pas gros bras, mais les frangins de Marck ne font pas dans la bricole, et ce depuis un bon paquet d’années. On ne remporte pas non plus, il faut le dire, un tel championnat en se faisant balader par le vent à longueur d’années. Le hasard n’a pas ici sa place.


Championnat général CIF 2020

C’est quand même, victoire (inter)nationale mise à part, un grâle que peu d’amateurs peuvent se payer le luxe de réellement taquiner. Il y a du monde au portillon, le grand fond attire de plus en plus, et d’année en année, le niveau ne fait qu’augmenter. Dans cette nation française qui s’affirme sans complexe comme une des toutes premières européennes en matière marathon, décrocher un tel championnat est le signe d’une qualité de voiliers d’exceptions, hébergés dans des colombiers de qualité, managés par des orfèvres dans notre passion longue distance.

Pour cause de pandémie de Covid19, les modalités pour devenir champion général CIF 2020 ont été quelque peu modifiées. Il fallait cette année avoir le meilleur coefficient sur les 3 championnats suivants : au 1er inscrit, aux 2 premiers inscrits et aux 3 premiers inscrits. Les 5 premiers inscrits n’étaient pas cette année pris en compte.

Au premier inscrit, nos champions, qui, aux dires de Gilles ne sont pas bien fort à ce jeu, classent à chaque fois leur premier marqué : Pau – 866 km (125 / 4 283 p - 4ème constaté) ; Agen – 780 km (425 / 2 512 p - 2ème constaté) ; St Vincent – 847 km (333 / 2 708 p - 4ème constaté) ; Perpignan – 853 km (109 / 4 220 p - 3ème constaté) ; Narbonne – 871 km (331 / 3 277 p - 2ème constaté) ; Marseille – 895 km (666 / 3 925 p - 3ème constaté). Il faut le faire. A ce jeu de maitrise, seul Frédéric Duhamel a pu les devancer (que dire sinon bravo), ils empochent donc la deuxième place.

Aux 2 premiers inscrits, remporté par les champions Gérard et Sébastien Ledoux, ils empochent cette fois la 6ème place, leur deuxième désigné ayant loupé sur Agen, Narbonne et Marseille. Il faut souligner ici la jolie 4ème place nationale sur Pau avec le 330871/2015, parti deuxième sur la liste, qui réitère d’ailleurs comme second marqué avec la 181ème place sur St Vincent, sans oublier la 73ème place du 160589/2013 parti dans cette même position sur Perpignan (Rieux-Minervois).

Aux 3 premiers inscrits, ils se rattrapent de belle façon en glanant la première place s’il vous plaît, juste devant Philippe Huyghe, qui connait à nouveau une saison en haut du panier. Sur ce championnat, c’est à nouveau le sans faute, avec entre autres une 86ème place nationale sur Pau pour le 160589/2013 (73ème sur Perpignan), ou encore une 38ème place nationale sur Perpignan pour le 310960/2017.

Le tout nous donne le décompte de points suivant : 2+6+1 = 9. Ceux sont donc ces 9 petits points qui leur permettent de doubler Gérard et Sébastien Ledoux, suivi de Frédéric Duhamel. Comme dit plus haut, ce n’est pas accessible au premier venu, et l’on ne retrouve ici que du « beau linge ».


Et si…

Et si le championnat aux 5 premiers inscrits avait été pris en compte, ne pensez pas que nos amis aient descendu d’un cran : ils profitent de cette saison pour remporter le championnat « Quattro », aux 4 premiers inscrits, talonnés cette fois à nouveau par l’excellent Philippe Huyghe. Notez qu’en 2019, ils finissaient 2ème de ce même championnat.


Et encore

Ils remportent cette année également cette saison, avec le 330900/2015, la troisième place aux As pigeons 3 années sur Pau (2018 – 38 / 3 820 p) - (2019 – 68 / 3 668 p) - (2020 – 125 / 4 283 p).

Le 190768/2016 remporte, lui, la 3ème place des As pigeons St Vincent 3 années (2018 – 32 / 3 076 p) - (2019 – 5 / 3 714 p) - (2020 – 333 / 2 713 p), suivi à la 4ème place par le 190785/2016 (2018 - 185ème) - (2019 - 92ème) - (2020 - 140ème).

Aux As pigeon CIF 2 prix 2020, le 310960/2017 finit 8ème (117 / 4 283 p Pau ; 38 / 4 210 p Perpignan), alors que la 10ème place est emportée par le 160589/2013 (86ème Pau ; 73ème Perpignan).

Avant de vous donner un aperçu de leurs résultats 2020, sachez qu’un contrôle anti-dopage réalisé cette année, a, comme en 2018, donné un résultat négatif.

17/07 Pau (866 km – 1 111 mpm) : 4(2) ; 86(3) ; 117(5) ; 125(1) ; 331 ; 431 ; 502(4) ; 769 ; 789 / 4 283 p (9/11)
24/07 Agen (780 km – 1 167 mpm) : 215(3) ; 476(1) ; 573 ; 603 ; 710 / 2 855 p (5/19 pigeons de 2 ans)
24/07 Marseille (895 km – 1 016 mpm) : 242(4) ; 555(5) ; 666(1) ; 680(3) / 3 925 p (4/5)
31/07 St Vincent (847 km – 1 324 mpm) : 5(4) ; 140(3) ; 181(2) ; 206 ; 333(1) ; 373(5) / 2 708 p (6/7p)
08/08 Perpignan (Rieux Minervois) (853 km – 1 085 mpm) : 38(3) ; 73(2) ; 109(1) ; 16(5) ; 224(4) / 4 220 p (5/5)
15/08 Narbonne (871 km – 1 084 mpm) : 15(4) ; 331(1) ; 367(3) ; 504(5) ; 619 / 3 277 p (5/9)

Vous comprenez peut-être mieux maintenant pourquoi nos deux amis vont monter (enfin si maître Covid19 ne joue pas des siennes début 2021) sur la plus haute marche du podium.

Il ne faut pas compter sur dame chance pour arriver à de tels résultats, il faut que la trilogie bons colombiers/bons pigeons/bons amateurs soit complète.


Construire sa propre culture

Pour arriver à maintenir un niveau de résultats comme ça, il faut avoir su constituer une vraie lignée. Ça, je l’ai vraiment compris avec le champion Thierry Raffin (17-La Rochelle). Sa permanence au top fait réfléchir et notre dernière rencontre m’a ouvert les yeux sur la nécessité, pour se maintenir au top d’année en année, de se monter une lignée propre, qui, ensuite, va potentiellement vous sortir des cracks et surtout vous fournir une homogénéité de voiliers de qualité. De telles colonies se remarquent par deux choses essentielles : des tops résultats et la présence sur plusieurs générations d’as pigeons.

En somme, tout ce que vous avez pu lire plus en avant de cet article. Quel qu’en soit le créneau, cette vérité ne change pas.
Et puis, imaginez la joie, la satisfaction que vous pouvez ressentir quand, le bilan de la saison venu, vous pouvez vous délecter du gain de tels résultats, fruits d’années de travail d’accouplements au service d’une réelle stratégie de construction de votre lignée personnelle. Surtout qu’en tel cas, sauf vraie catastrophe, vous avez toutes les chances que les choses s’inscrivent dans la durée.

Notre visite début 2019 avec les copains du MCGC à Marck n’a fait qu’enfoncer le clou sur cette réalité, car, comme l’ami Thierry, les 2 frangins, multirécidivistes en grimpage de podiums se sont construits leur propre lignée, dont ils récoltent depuis pas mal d’années les fruits délicieux.


Des tops pigeons, ‘Made in Rezenthel – 62 Marck’

L’histoire, même si de vrais jolis résultats ont été collectés avant, s’est vraiment concrétisée suite à Dax 2006, où le 521746/2002 décrochait la première place nationale, suivi de près par le 521853/2002, son propre frère, qui empochait lui la 12ème place nationale. Pire pourrait déjà satisfaire bon nombre d’amateurs.

Le père de ces deux voiliers est le NL-2499349/1999, direct J. Voestermans (NL), dont la mère était une demi-sœur du 4ème national Dax 1998. La mère est la 736646/1998, une directe de notre Robert Ben national. 75 % Sprenkels et 25% vd Eijnden, elle est fille du ‘104’ de Robert (12 prix marathon avec 2ème national Perpignan) sur la sœur du ‘134’ (21ème inter Perpignan 1997). Des pigeons de clocher, on sort du biset, mais des bons, on peut sortir des bons quand même.

Bertrand et Gilles ont alors fait 2 choses que nombre d’entre nous n’auraient pas fait :

- Ils ont continué à jouer ces deux pigeons (le 746 empochera entre autres une 61ème place nationale Barcelone 2008, tandis que le 853 se perdra une paire d’années ensuite).
- Des frères et sœurs des deux valeureux voiliers furent passés direct en reproduction.

La première décision ne changera pas vraiment l’avenir de la colonie, il faut dire qu’ici, un bon est joué aussi longtemps que possible pour faire des prix.

La seconde décision, par contre, jettera la base des résultats actuels, installant tant largement que durablement ce courant sanguin dans les colombiers. Le 746, malgré une retraite tardive (2009-7 ans) donnera surtout une fille qui ‘jettera’ du bon.

Par contre, 2 frères et une sœur marqueront la colonie de ce sang royal.

C’est notamment cette sœur (420926/2006) qui engendrera le 330871/2015, cité plus haut, auteur de 7 prix de 7 engagements en internationaux, dont le 4ème nat Pau 2020, le 8ème Nat Agen 2018, 52ème Nat Narbonne 2019, etc… Ça commence à piquer les yeux, d’autant que la carrière n’est pas finie ; mais il y a encore mieux…

Narbonne 791 11

Le fameux Narbonne, 137791/2011, issu d’un autre frère du 1er Nat Dax, obtiendra le titre de 3ème As pigeon Européen 2015 3 prix. Le terme ‘fameux’ n’est pas usurpé, car cette boule de plumes a remporté 15 prix de 15 engagement en marathon, dont voici un extrait partiel : 9ème Nat Pau 2015 ; 13ème Nat St Vincent 2018 ; 24ème Nat Pau 2019 (8 ans) ; 27ème Nat St Vincent 2019 ; 41ème Nat Narbonne 2014 ; 46ème Nat Narbonne 2013 ; 63ème Nat St Vincent 2015 ; 63ème Nat St Vincent 2017, etc… ; là, on sort les lunettes de soleil, on en viendrait quasi à vouvoyer la bête.

Dans le 330900/2015, cité plus haut, qui en est à 7/7 dans les internationaux, dont 3 top 100, on retrouve le sang du 746/02 (1er Nal Dax), ainsi que celui d’un autre frère du 746/02.

La colonie actuelle repose donc essentiellement sur ce courant sanguin. Pour ne pas aboutir à une souche de « frisés de Marck » pour cause de trop de consanguinité, nos amis ont eu recourt à du matériel de croisement, bien entendu. Ils peuvent dire un bon merci en cela à un ami, G. Billiet (Fort Mardyck), qui leur fera cadeau, notamment, de deux femelles de belles origines, qui iront bien sur la famille du 1er Nat Dax 2006. Il s’agissait, s’il vous plaît, d’une directe G. Carteus (4157891/2008 -consanguine sur le Limoges) qui sera la mère du Narbonne, et d’une directe C. van der Velden (1525315/2008 - fille Maximus).

On peut aussi mentionner qu’on retrouve un peu de sang d’un autre direct C. van der Velden, d’une J. Polder, d’une pointe, lointaine maintenant, d’un G. & C. Fruitier, et d’une C. van de Graaff.

Le fil rouge reste marqué par la lignée du Dax. La génération « d’après », qui commence à sortir des paniers internationaux semble en phase (qui aurait pu en douter), avec les prestations de leurs ancêtres. Notons aussi que le 1er Nal Perpignan, merveilleux cadeau, bagué, de l’autre côté du rayon par un autre champion qu’est Bernard Weishaar, semble aussi à même d’intégrer son sang à cette noble construction.

Pour ce qui est de la gestion des voiliers, 10 couples de reproducteurs fournissent la majorité des jeunes (+/- 100 / an). Quelques éleveurs constitués notamment de pigeons en essai (3 femelles essayées puis c’est l’attente des résultats avec les fils) viennent élever les œufs des reproducteurs attitrés. A côté de ceci, un jeune par couple est tiré sur les 50 couples de voyageurs en début de saison (œufs des meilleurs passés à d’autres). Notez que si introduction il y a, les jeunes d’un super pigeon sont recherchés, chez un amateur qui monte, tant pour ne pas se ruiner inutilement que pour la dynamique du moment de la colonie visée.

Seuls les mâles sont joués, au veuvage classique (femelles montrées avant l’enlogement). Notez quand même qu’en saison les femelles sont montrées aux pigeons restés au colombier, à raison d’une demi-journée par week-end passé à la maison.
Gilles lâche les veufs une fois par jour, colombiers fermés, pendant +/- 1h30 (entre 17 et 19 heures). Aucun artifice n’est utilisé pour maintenir les volées. Les pigeons volent bien d’eux-mêmes, il n’y a pas eu besoin de s’en inquiéter jusqu’alors. Les yearlings sont libérés dans l’après-midi. Les pigeonneaux sont lâchés après la rentrée des veufs, leur colombier est refermé la nuit tombée. Bertrand s’occupe lui des pigeons le matin, chacun son rôle selon ses disponibilités.

Les pigeonneaux sont à peine entrainés, puis sélectionnés à la main et selon les origines. Les yearlings (+/- 50 par an) seront idéalement engagés 2 fois à 600 km. Cette année, ils n’auront pu aller que jusque 380 km, mais les plus écervelés ont ainsi pu être triés. Des 50 vieux, ‘2 ans’ compris, 50 % devront annuellement laisser leur place aux yearlings en fin de saison. Les ‘2 ans’ sont mis une fois généralement à un plus de 800 km, et peuvent si besoin repartir pour sauver leur tête.

A noter que le tri se fait sur les courses au-delà de 840 km idéalement, en dessous Bertrand et Gilles sont d’avis qu’un pigeon de fond d’un jour pourrait faire illusion, ce qui posera ensuite problème pour avoir une carrière prolongée. Ainsi nos amis pensent que ce n’est vraiment qu’après 3 ou 4 prix dans les internationaux, dans des conditions exigeantes, que l’on peut parler de pigeons adaptés aux marathons. La retraite n’est ici pas en vue rapidement. Faire carrière à Marck’ est synonyme de ‘carrière longue’, faire de beaux prix implique de poursuivre les compétitions pour en faire encore plus. Un bémol cependant par rapport à la tendance actuelle : excepté si un championnat spécifique d’As pigeon est visé, comme ce fut le cas pour le Narbonne (791/11), un voilier ne fera pas 3 courses marathon par an, 2 suffisent, pour pouvoir ensuite jouer le voilier pendant 7 ou 8, voir 9 années.

En préparation, les voiliers font 2 ‘vitesses’, suivi d’un à deux ‘demi-fond’ (Châteaudun 320 km). Ensuite c’est parti pour 2 courses fédérales espacées de 15 jours, souvent Châteauroux (460 km) et St Junien (560 km). Cette année, ‘les Pau’ ont participé à Argenton (480 km) puis Limoges (560 km).

Cette année n’a pas fait l’objet d’une préparation particulière, le schéma des autres années a été suivi en fonction de ce qui était proposé comme possibilités pour cette saison particulière.


Méthode

Vous pouvez avoir des purs sangs, si vous faites trop d’erreurs, ils ne donneront pas la moitié de leur potentiel. Etre un bon amateur, au-delà du mental sans lequel votre volonté ne crée pas les conditions qui drainent les succès, au-delà des bons choix stratégiques dans la gestion génétique de la colonie, c’est aussi avoir une méthode adéquate, et s’y tenir dans la durée. Là est peut-être le secret, car finalement, nous le verrons encore ici, les champions ont parfois des méthodes et des vérités qui divergent mais, ils ont tous une constante : ils se tiennent à leur méthode, éprouvée au fil des années.

Côté traitement, le minimum est fait, pour conserver la rusticité des pigeons. Le vaccin PMV obligatoire est réalisé en début de saison, ainsi, que, depuis 3 ans le vaccin ‘Diftovac’ contre les poquettes. En parallèle, un traitement contre le paratyphus est réalisé sur les vieux (mâles et femelles) à l’aide de ‘Parastop’. Un premier traitement contre la trichomonose est prodigué au retour du premier fédéral. Ensuite cela consistera en 1 ‘BS’ (maintenant un substitut) qui sera donné individuellement aux voiliers de retour.

Pas de traitement contre les vers, la coccidiose et autres voies respiratoires.

Les choses sont assez simples niveau nutrition également. La firme Mariman est l’unique fournisseur de grains, avec une constante en période de course, le mélange ‘super M’. Quelle que soit la phase de préparation, ce mélange représente 50 % de la ration. En général, la ration est composée de 50 % ‘diète’ et 50 % ‘super M’. Les 3 ou 4 derniers jours, les 50 % de ‘super M’ sont complétés de 50 % de mélange ‘Energie’. Au retour, on est reparti pour du 50 % ‘Diète’, 50 % ‘Super M’.

Aucune autre complémentation n’est donné (cacahouètes, maïs, etc…).

Les veufs sont nourris matin et soir, au casier, plus ou moins une petite poignée de grain à chaque fois, les restes étant retirés les soirs.

Excepté pour les pigeonneaux, aucune vitamine n’est donnée. Rien n’est donné généralement sur les grains, rarement de l’huile est mise, sans rien d’autre.

Par contre des électrolytes sont donnés au retour.

Pendant la mue, du ‘Mue’ est donné ; en hiver, c’est 50 % élevage, 50 % diète. Pendant l’élevage, c’est 100 % élevage.


Choisir ses inscrits

En voilà un truc qui en fait se gratter les têtes, et conditionne le gain d’un tel championnat. Alors, comment font Bertrand et Gilles Rezenthel pour taper aussi juste et trouver ainsi leurs premiers marqués ???

Je ne vais pas vous faire languir plus : ils marquent les meilleurs dans les 5 premiers. Désolé, pas de scoup, une information cependant que je pense importante : ils ont construit une lignée solide, de laquelle sortent des pigeons de 3 ans et plus qui ont déjà satisfait à la sélection des années précédentes. Ceux sont ces voiliers réguliers, issus d’une famille de faiseurs de prix, qu’ils connaissent bien, qu’ils engagent sur les internationaux pour les résultats que vous pouvez admirer ci-dessus.

J’espère avoir pu, par cet article, vous donner envie de construire vous aussi une lignée propre, qui, sans vous ruiner en perpétuels achats tant hasardeux que dispersés, sera plus sûrement à même de vous permettre une certaine régularité de résultats pour votre plus grande joie dans les années à venir. Quoi de mieux pour nous mettre des étoiles dans les yeux, nous sortir la tête des petites bassesses humaines qui nous brisent l’envie de continuer, que de rêver à construire une telle colonie ?


Bravo à Bertrand et Gilles Rezenthel, pour ce long parcours jalonné de succès, qui vient de s’étoffer à nouveau d’une des plus belles récompenses que l’on puisse remporter pour couronner la gestion d’une colonie marathon. Chapeau bas.


David Chassagne, octobre 2020